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Voyage au Japon Le Japon et sa culture, voyage, histoire, actualité, tourisme
Depuis 2005, toute personne habitant depuis plus d’un an au Japon se doit de posséder un permis de conduire japonais en bonne et due forme. La plupart des pays européens (dont la France) ont des accords directs avec le Japon, et vous permettent d’échanger votre permis sans autre démarche que quelques paperasses. Si vous venez des Etats-Unis cependant, pas d’équivalence ! Et croyez-moi, ce n’est pas une mince affaire. Vous pensiez que les inspecteurs du permis de conduire français étaient des vaches ? Lisez plutôt la suite ! Le test du permis de conduire japonais ne dure que 5 minutes, montre en main. Il consiste à rouler sur un parcours prédéfini, que vous devez connaître par coeur. Un examinateur est assis à vos côtés, et prends des notes sans rien dire. Mais des pièges et des procédures, il y en a beaucoup, et il y a encore plus de façons de rater votre permis : vous oubliez de tourner votre tête d’abord à gauche, puis à droite en arrivant sur une intersection ? Ou bien vous avez tourné votre tête à gauche, mais pas assez ? Vous n’avez pas ralenti la voiture en pompant niaisement les freins trois fois ? La plupart des étrangers ont besoin de plus de 10 essais avant d’obtenir leur permis japonais… Et bien sûr, si vous le ratez, on ne vous explique pas pourquoi. Ok, j’avoue, sur ce coup là, le Japon ça craint. Posté le 17/05/2011
sous Insolite par Nicolas "Panda" Koenig
À Saint-Germain-des-Prés, tout le monde y a un souvenir. Le boulevard majuscule, ses cafés-mythes, le Flore, les Deux-Magots. Les librairies : la Hune, l’Écume des Pages. À l’arrêt de bus 86. À la crêperie, à côté de la boîte aux lettres jaune, à un pas de la station de la ligne 4. L’anecdote, certes, mais une histoire avant et après Boris Vian. Au village du tanka, peu s’y aventure. Et pour cause, nul ne le connaît vraiment, sauf qui a dégusté le chef d’œuvre du genre « l’Anniversaire de la Salade » par Machi Tawara. Le tanka, c’est une forme de poésie médiévale made in Japan. Cinq vers, pas plus, trente et une syllabes, pas moins. La tentative de Nicolas Grenier, c’est de vaporiser un peu de « soleil levant » sur le quartier germanopratin, par-delà la culture populaire du manga et du sushi. Après coup, l’œil du passant s’en trouve métamorphosé. Sous un jour original, il retrouve les lieux qu’il fréquente. Le sacro-saint boulevard devient une mer. Au carrefour Mabillon, ciel rose ! Au Monoprix, les caddies se télescopent. En front de Seine, à quai Malaquais, moitié nue sous l’étole. Bref, autant de curieux polaroïds à Edo… plutôt à Paris Rive-Gauche. Les pépites de l’ouvrage, c’est en couverture la calligraphie savante du titre en japonais par Wada Suïen. En prime, après la balade en tanka, l’étude de Nathanaël Gobenceaux révèle derrière la façade légère du tanka les arrière-cours de la pensée de Nicolas Grenier. Enfin, libre au lecteur de savourer de façon aléatoire trente et un tanka, au-delà, avec les « bootlegs », un total de soixante tanka. Au final, l’auteur, en dépit de son érudition, a bien compris qu’il fallait « donner » la poésie au plus grand nombre. Un voyage rare donc, en pays nippon, sans jetlag, que le lecteur n’est pas prêt d’oublier. « Quant à Saint-Germain-des-Prés, trente et un tanka sur la main d’après ». Les premiers cafés en canette sont apparus au Japon en 1969, grâce à la société Ueshima Coffee Company (UCC). A l’époque, ils venaient de lancer un produit baptisé « Coffee with Milk » (oui, le nom était anglais, ce n’est pas traduit). Le but de ce « Coffee with Milk » était de vendre de la boisson à emporter, sans consigne. A l’époque, le lait était en effet vendu dans des bouteilles de verre qu’il fallait rapporter au magasin avant de pouvoir en acheter de nouvelles. Le café en canette est la boisson non-alcoolisée la plus populaire du Japon, devant le Coca Cola, les divers sodas et même le thé. Les grands amateurs de café peuvent choisir parmi plus de 100 variétés de canettes différentes, dont certaines très originales voire loufoques (du café pétillant, par exemple). Parfois consommé froid (surtout pour le café au lait), le café en canette est aussi vendu chaud. Soit le distributeur maintient la canette au chaud, ou la réchauffe lors de la vente, soit la canette est autochauffante. On n’arrête pas le progrès, et ces canettes chaudes font fureur en hiver pour se réchauffer les mains en attendant le train ! Brad Pitt fait la publicité du café Roots : Posté le 24/09/2010
sous Insolite par Nicolas "Panda" Koenig
Cette appellation est née dans les années 70, quand les voyous commençaient à trainer dans l’Amemura d’Osaka. L’Amemura, contraction d’Amerikamura (littéralement « village américain »), est une zone commerciale proche de Shinsaibashi, connue pour sa reproduction miniature de la statue de la liberté. Beaucoup d’expatriés vivent dans cette zone aujourd’hui très fréquentable. Mais revenons à nos moutons, l’Amemura des années 70 était plutôt malfamé, et les voyous avaient pour habituer de trainer en bande et s’asseyaient souvent en groupe façon yanki-zuwari. A cause de la culture américaine liée à ce quartier, cette position a été baptisée « yankee ». Et moi, j’ai beau m’entrainer, mais impossible de tenir comme ça sans tomber comme un daruma ! Mais ne croyez pas que ce soit dans les gènes, il n’y a rien de magique : les japonais sont habitués depuis tous jeunes à se tenir dans cette position, les toilettes traditionnelles japonaises étant proches des toilettes turques ! Ce n’est pas poétique, mais tout s’explique !
(illustration : les toilettes du Shinagawa Price Hotel, Tokyo)
Lorsque l’on voyage au Japon, de la froide et rurale île d’Hokkaido au Nord, à Kyushu au Sud, en passant par l’île principale d’Honshu est ses grandes villes, il y a quelque chose qui est frappant : tout se ressemble. Les villes et villages, les routes, les panneaux, les cabines téléphoniques, les bâtiments publics tels que les écoles ou les mairies… Tout semble suivre le même cahier des charges, la même empreinte, avec pas ou peu de variations entre les régions. Mais il y a une exception : le climat rigoureux du Nord du Japon requiert certaines adaptations en terme d’architecture, afin de faire face aux importantes chutes de neige spécifiques à cette partie du pays. La plus frappante de ces différences est l’orientation verticale des feux tricolores, qui évite à la neige de s’entasser dessus. Dans le reste du Japon, les feux sont habituellement disposés à l’horizontale, comme sur l’illustration ci-dessus. |