Posté le 28/04/2011
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

A l’instar du coréen, le japonais est une langue où la conjugaison des verbes est essentielle et donne tout son sens à une phrase. En effet, il existe de nombreuses terminaisons différentes, chacune ayant un sens bien précis. Mais ne paniquez pas, cela reste incroyablement plus simple que la grammaire française.

Et pour cause, il est impossible en japonais d’exprimer des idées complexes du genre « elle aura pu y aller si sa voiture n’avait pas été en panne ». Prenons l’exemple du verbe « manger », qui à l’infinitif se prononce taberu [食べる]. Il n’existe que deux temps en japonais : le passé, et le non-passé. Ainsi, on utilisera tabemasu [食べます] pour dire « je mange » ou « je mangerai » (watashi wa tabemasu), et tabeta [食べた] ou tabemashita [食べました] pour dire « j’ai mangé », selon le contexte (le premier est plutôt informel, le second plus poli.

Pour exprimer une négation, on utilisera tabenai [食べない] ou tabemasen [食べません] : watashi wa tabemasen = je ne mange pas. Au passé, cela nous donne tabemasendeshita [食べませんでした] : watashi wa tabemasendeshita = je n’ai pas mangé.

L’impératif nous donne tabenasai [食べなさい] (« mange ! »), et la forme invitative tabeyo [食べよう] ou tabemashô [食べましょう] (« mangeons ! »).

Cela vous parait compliqué ? Pourtant, je viens de vous exposer presque toute la grammaire japonaise. Il existe d’autres formes et variantes, plus formelles, quelques cas particuliers ou tournures spécifiques, mais dans l’ensemble, vous l’aurez compris : la logique du japonais est très simple et peu s’appréhender facilement.

Posté le 05/04/2011
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

A l’heure où le Japon compte malheureusement ses morts, il est bon de se recueillir et leur manifester notre soutien, en revisitant avec eux leurs diverses coutumes et traditions liées aux défunts. Bien que le Japon soit un pays laïque, les japonais et sont majoritairement bouddhistes. Ainsi, il est commun d’observer les traditions bouddhistes lorsqu’un membre de la famille décède.

Le mot « kata » peut désigner de nombreuses choses en japonais :

  • donner forme (modeler quelque chose),
  • un modèle (comme un modèle de voiture),
  • un type, pour une classification comme les groupes sanguins par exemple,
  • des enchainements en arts martiaux,
  • ou, ce qui nous intéresse aujourd’hui, coutume.

Le bouddhisme au Japon est très orienté vers la mémoire de ses ancêtres, principalement parents et grand parents. Les rituels sont nombreux pour témoigner de l’amour à ses parents défunts et leur rappeler que l’on ne les oublie pas. Le rituel le plus connu est certainement le shijuku nichi (littéralement : « le 49e jour »), où la famille se réunit exactement 49 jours après la mort d’un proche pour lui rendre hommage. 49 jours, soit 7 semaines, est le temps nécessaire à l’âme pour faire l’aller retour entre le pays des morts et celui des vivants.

Posté le 14/02/2011
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Au Japon comme à peu près partout dans le monde, on fête la Saint Valentin. Cependant, à l’inverse des traditions occidentales où l’on offre plutôt des fleurs ou des bijoux, les couples japonais s’offrent des chocolats et bien souvent, c’est la femme qui fait un cadeau, et non l’homme. Ils ne sont pas limités aux couples amoureux au sens premier du terme, puisqu’il est commun de s’offrir également des chocolats entre collègues.

Il existe deux types de cadeaux de Saint Valentin : les Honmei Choco et les Giri Choco. Les premiers désignent les cadeaux faits par amour à une personne à laquelle on tient beaucoup. Les seconds sont les cadeaux faits par obligation : amis, collègues ou supérieurs de travail, groupes d’étudiants, etc. Ils sont offerts uniquement le jour même, les japonais étant très superstitieux.

Ces deux derniers années, le 14 février était tombé durant le week-end. Conséquence directe, l’industrie du chocolat au Japon était en perte de vitesse, car peu de Giri Choco ont été achetés. Heureusement en 2011, la Saint Valentin tombe un lundi ! Ouf, les chocolatiers sont sauvés.

Posté le 31/12/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Les daruma font partie de mes « babioles » japonaises préférées. Ce sont de petites figurines, habituellement rouges, que l’on voit partout en cette période de fin d’année. Les daruma sont des représentations de Bodhidharma, figure historique d’Inde considérée comme le précurseur du bouddhisme par les chinois et les japonais. Bodhidharma aurait méditié pendant si longtemps que ses membres se seraient atrophiés et auraient fini par tomber, donnant à son corps cette forme unique reprise par les daruma.

Avec le temps, les poupées daruma ont petit à petit évolué vers le cadeau typique du nouvel an, associé aux bonnes résolutions que l’on y prend habituellement. Disons que pour 2011, vous preniez la résolution d’apprendre le japonais : achetez ou faites-vous offrir un daruma. Vous remarquerez que ses yeux ne sont pas dessinés. Lorsque vous faites votre voeu ou prenez votre résolution, dessinez-lui son premier oeil en noir. Lorsque votre résolution est atteinte ou que votre voeu se réalise, dessinez son second oeil. Une façon originale de se motiver si vous croisez tous les jours votre daruma sur l’étagère au dessus de votre lit !

Sur ce, quelles que soient vos bonnes résolutions, je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2011 !

Posté le 10/12/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Au Japon et comme partout dans le monde, on est en décembre. Un article juste pour vous le rappeler ? Non non non ! Si aujourd’hui le mois de décembre en japonais se dit simplement « 12e mois », saviez-vous que son ancien nom était « shiwasu » ? Ce nom est encore utilisé de nos jours pour signifier « la période de fin d’année où tout le monde court partout à faire plein de choses à la dernière minute ». Vous allez me dire, quel que soit le moment de l’année, les japonais courent partout. Certes, mais en décembre, c’est pire.

Et pour cause, entre les cadeaux de Noël, l’organisation des fêtes de fin d’année et le traditionnel grand ménage (« o-sôji ») que font les japonais avant le 31 décembre, il ne leur reste pas beaucoup de temps… Car ils préparent également leurs cartes de voeux (« nengajo ») qui seront distribués par les postiers au matin du 1er janvier. Une pensée pour les familles en deuil (« mochu »), qui annoncent la mauvaise nouvelle par une carte de voeux envoyée non pas le 1er janvier mais courant décembre. Ces missives ont pour but de prévenir leurs proches de ne pas envoyer de carte de voeux classique cette année, car elle pourrait être mal venue. Respectueux.

Posté le 29/11/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Toutes nos excuses pour cette très (trop !) longue pause dans la publication d’articles ! Nous avons pris quelques jours de repos pour un heureux évènement familial… Ce qui m’emmène directement sur le thème de mon article du jour : les mariages au Japon ! Il est très intéressant d’observer le sérieux avec lequel les japonais considèrent le mariage. La famille est une notion très importante et aux quatre coins du pays, il existe de nombreuses salles dédiées aux mariages et réceptions.

Inutile donc de chercher à louer la salle polyvalente ou les locaux du club de judo de Trifouilly-les-Oies en s’y prenant 18 mois à l’avance : au Japon, des structures entièrement dédiées aux cérémonies de mariages sont disponibles pour tous. La plupart ont une thématique bien à elles : western, chateau hanté, église façon gospel, manga ou encore Walt Disney… L’extravagance de votre mariage n’aura de limite que votre imagination ! Si les mariages classiques restent encore majoritaires, de plus en plus de couples célèbrent ce jour unique d’une façon non moins unique et décalée.

Posté le 06/10/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig


Les publicités japonaises sont souvent très créatives et originale. La preuve en ce moment, avec cette publicité pour le café Georgia, mettant en scène le français Philippe Troussier (ancien entraineur de l’équipe japonaise de football) devant la tour Eiffel. Il traverse l’écran pour remettre une canette de café à Keisuke Koide (acteur japonais très connu), qui joue le rôle d’un ouvrier du bâtiment sur la Tour de Tokyo Tower (qui a quelques mètres près fait la même taille que la tour Eiffel : 332 contre 324). Quelque chose d’européen manque au Japon ? Voilà une façon bien décalée d’imprégner cette marque de café dans l’esprit des consommateurs nippons !