Posté le 14/08/2010
sous Automobile par Nicolas "Panda" Koenig

Si vous lisez ce blog régulièrement, vous aurez sans doute remarqué mon affection pour l’automobile japonaise. Je suis un grand amateur de tout ce qui a 4 roues en provenance du pays du soleil levant : les sportives en premier plan bien entendu, mais également leurs berlines luxueuses à la pointe de la technologie et respectueuses de l’environnement. A ce sujet, saviez-vous que les taxis tokyoïtes avaient été élus 5e meilleurs taxi mondiaux (la première place étant sans surprise décernée à Londres) ?

J’ai tout de même été surpris de ce classement, car ayant beaucoup voyagé, j’ai personnellement trouvé que les chauffeurs de taxi de Tokyo étaient de les plus professionnels, polis et serviables. Mais bon, mon amour pour ce pays ne me rend certainement pas objectif ! Leurs voitures sont véritablement irréprochables : elles sont extrêmement propres, et lorsqu’ils attendent des clients, les chauffeurs japonais ne restent pas assis au volant à lire le journal. Non, ils aspirent, polishent et nettoient leur voiture de fond en comble pour la rendre aussi accueillante que possible.

En guide de bienvenue pour les passagers, la porte s’ouvrira automatiquement. Par contre, la plupart des chauffeurs comprennent très peu l’anglais (oubliez complètement le français, ça c’est sûr !) et se faire comprendre ne sera pas toujours facile. De nombreux problèmes peuvent se poser à vous, notamment à cause de la façon chaotique dont sont organisées les villes japonaises (voir un précédent article sur les adresses japonaises). Pour éviter les complications, je ne pourrais que trop vous conseiller d’avoir avec vous l’adresse écrite en japonais avec autant d’indications que possible, ou mieux encore : un plan qui montre votre destination ou un smartphone avec accès à Google Maps. Sinon, dans certains cas, votre malheureux chauffeur pourrait ne jamais réussir à vous amener à bon port !

Posté le 09/07/2010
sous Automobile par Nicolas "Panda" Koenig

Conduire au Japon peut s’avérer être une expérience particulièrement éprouvante ! Comme au Royaume Uni, en Irlande, en Australie et en Nouvelle Zélande, les japonais roulent à gauche de la route, avec des véhicules qui la plupart du temps ont le volant à droite. Si s’adapter à conduire avec un volant à droite est relativement facile, il n’en n’est pas de même pour trouver sa position sur la route sans se retrouver en sens inverse.

Ainsi, veillez, en temps que conducteur, à toujours vous trouver du côté de la route et non du côté du trottoir. Accordez une attention particulière à la position de votre voiture dans sa voie : nos repères nos faussés par des années de conduite assis à gauche, et vous aurez tendance à vous rapprocher dangereusement du trottoir.
La plupart du temps, concentrez-vous à simplement suivre les voitures devant vous : dans le flot de la circulation, il est quasiment impossible de se retrouver en sens inverse ou de faire de gros écarts. Si possible, évitez de prendre la route seul pour la première fois : vos passagers pourront vous aider à faire attention. N’hésitez pas à souscrire une assurance auto spécifique si possible, surtout si vous louez (ce n´est pas toujours prévu dans les contrats de location de voiture).

Au chapitre des anecdotes moins importantes, il très courant, surtout au début, de se tromper de côté quand on entre dans la voiture… De même, si les commandes sont identiques que l’on soit assis à gauche ou à droite (levier de vitesse, pédales, etc.), il y a une exception : les manettes pour les essuie-glaces et les clignotants sont inversées. Ainsi, quand vous essayerez de clignoter, vous enclencherez souvent les essuie-glaces par inadvertance, et inversement.

Pour finir, sachez qu’au Japon les feux tricolores fonctionnent avec un délai généralement plus important qu’en France : dans un carrefour, lorsqu’un feu passe au rouge, il s’écoule au moins 5 secondes avant que le ou les feux opposés passent au vert. Les japonais en sont conscients et grillent souvent le rouge (oui, oui !), alors ne démarrez pas trop vite ! Et en tant que piéton, regardez à droite avant de regarder à gauche quand vous traversez…

Posté le 29/01/2010
sous Automobile par Nicolas "Panda" Koenig

Entre septembre 2009 et janvier 2010, Toyota a été contraint de rappeler plus de 6 millions de véhicules aux Etats-Unis. La cause ? Un défaut de conception des tapis de sol et de la pédale d’accélérateur, pouvant causer le blocage de cette dernière en position enfoncée. Fâcheux, puisqu’un accident mortel serait déjà déplorer. Depuis plusieurs mois, cette série de rappels entachent la réputation du numéro un mondial de l’automobile, qui a été contraint en début de semaine de retirer huit modèles de la vente aux Etats-Unis et d’en arrêter la production. Les principaux modèles touchés sont les best-sellers du groupe Toyota-Lexus aux Etats-Unis : la Camry, la Corolla et le Rav4.

On estime que ce problème de conception risque de coûter 500 millions d’Euro à Toyota… Par mois, tant qu’il ne sera pas intégralement réglé. L’arrêt de la vente de la production engendrent de nombreuses pertes en terme de chiffre d’affaire, et les coûts liés à la maintenance des 6 millions de véhicules rappelés sont colossaux. Pendant ce temps, la réputation du groupe est en chute libre, et la confiance accordée à Toyota par ses investisseurs se fragilisent : en deux semaines, le titre de Toyota à plongé de 15% à la Bourse de Tokyo. L’agence de notation Fitch Ratings a également fait savoir qu’elle envisageait d’abaisser la note de la dette à long terme du constructeur.

Focalisée sur sa course à la taille jusqu’en 2008 où elle devenait officiellement le premier constructeur mondial, la firme japonaise a peut-être négligé son image de fiabilité légendaire, en augmentant sa production sans forcément mettre en place les contrôles qui s’imposent. Pendant ce temps, la concurrence regagne du terrain, Volkswagen et Hyundai en tête. A noter que pour l’instant les véhicules européens et japonais ne sont pas concernés.

Posté le 08/12/2009
sous Automobile par Nicolas "Panda" Koenig

michelinLa problématique de réduction des coûts touche tous les industriels en cette période de crise. Après avoir annoncé mi-novembre un lourd investissement pour la construction d’une usine de pneus en Inde (870 millions de dollars, pour employer 1500 personnes à partir de 2012), Michelin envisagerait aujourd’hui de fermer son unique usine japonaise d’ici l’été prochain. Malgré une baisse des prix du caoutchouc à Tokyo, cette usine à Ota est jugée trop coûteuse en main d’oeuvre. Bien que le cours de l’action Michelin a monté dernièrement, près de 300 emplois seraient ainsi menacés. Les négociations avec les syndicats auraient débuté en octobre déjà.
Amis japonais, vous savez ce qu’il vous reste à faire : montez en voiture et partez faire encore plus de drift pour relancer l’industrie du pneu dans votre pays !

思い立ったが吉日 [Omoitatta ga kichijitsu] – Le bon jour pour faire quelque chose, c’est le jour où on l’a decidé

Posté le 05/11/2009
sous Automobile par Nicolas "Panda" Koenig

toyota-formule-un-suzukaLe constructeur japonais a annoncé son retrait immédiat de la Formule1, alors que la dernière saison avait montré quelques résultats sportifs encourageants. La crise financière a sévèrement touché l’industrie automobile japonaise dans son ensemble. « Je m’excuse du fond du coeur auprès des supporters ». Les excuses d’Akio Toyoda, PDG de Toyota, ne devraient pas consoler les fans de l’écurie, qui voyaient avec plaisir les monoplaces rouge et blanche grappiller des places au classement des constructeurs depuis plusieurs années. Lire la suite de cet article »

Posté le 03/11/2009
sous Automobile, Environnement par Nicolas "Panda" Koenig

imev-mitsubishiLe gros 4×4 rouge, sorti des sables du désert, qui attirait le regard sur le stand Mitsubishi Motors lors des précédents Salons de l’auto de Tokyo, a disparu du paysage. Son constructeur a tiré un trait sur le Paris-Dakar et sur la compétition automobile. Mitsubishi Motors exhibe cette année des véhicules blancs, autrement plus sages et plus propres, hybrides ou tout-électriques. En l’espace de deux ans et le temps d’une crise, le constructeur des Pajero a opéré une mutation brutale, profonde, tout en faisant un pari sur l’avenir. Il change de modèles, de motorisation et aussi d’image. Cette stratégie, les participants cette année du Tokyo Motor Show n’y adhèrent pas tous avec la même radicalité, mais tous préfigurent déjà ce que sera la voiture de demain. Plus que la précédente édition, ce Salon marque le basculement du Japon dans une nouvelle ère technologique. Lire la suite de cet article »

Posté le 25/10/2009
sous Automobile par Nicolas "Panda" Koenig

toyota-prius-3Après l’iQ l’an dernier, Toyota regagne le titre de voiture japonaise de l’année avec la Prius. Elle devance la Honda Insight et la Volkswagen Golf. Cette dernière est la voiture importée de l’année. Toyota fait coup double après l’iQ l’an dernier, la Prius III est élue voiture de l’année 2010 au Japon. La première génération Prius avait déjà reçu ce titre en 1998. Le jury du jCOTY (Car of the Year Japan) composé de 60 journalistes automobiles japonais, a attribué 433 points à la voiture hybride de Toyota. Elle devance un autre hybride : la Honda Insight (391 points). Sur le podium, on trouve la Volkswagen Golf (186 points). Lire la suite de cet article »