Posté le 28/11/2008
sous Politique par Nicolas "Panda" Koenig

Premier ministre de son pays depuis le 24 septembre, Taro Aso multiplie gaffes et faux pas depuis deux mois. Au début, son comportement amusait les Japonais. Aujourd’hui, ses compatriotes commencent à douter de ses compétences. Il a encore son sourire carnassier, mais les mâchoires fatiguent sous le bronzage. Depuis son élection, Taro Aso perd chaque jour un peu de sa superbe. Gaffes, humiliations, revirements à 180 degrés se succèdent dans une ronde qui donne le tournis à Kabutocho, le quartier de la politique à Tokyo. Un responsable public nippon normalement constitué se serait fait seppuku (suicide rituel) une dizaine de fois après une telle série. Mais Taro Aso n’est pas de ceux qui abandonnent.

La presse l’attendait au tournant. Son passé sulfureux, riche de déclarations saugrenues et de frasques, laissait augurer d’une administration agitée. Mais l’intéressé est allé au-delà des paris les plus fous des gazettes. Sa performance – c’est le mot – à la tête de l’État risque de mettre un terme à cinquante-trois ans de domination de la vie politique japonaise par sa formation politique, le Parti libéral démocrate (PLD). Vendredi dernier, à bout d’explications, le porte-parole du gouvernement a expliqué, sans rire, que Taro Aso était soumis à d’intenses pressions de la part de l’opposition. Lire la suite de cet article »