Je vous le disais dans un précédent article, certains restaurants japonais annoncent leur temps d’attente sur Twitter. Mais l’utilisation de Twitter dans le monde professionnel japonais ne s’arrête pas à ça, loin de là ! Les annonceurs japonais sont des gens très créatifs, particulièrement quand il s’agit de suivre les tendances et modes de communication actuels : depuis plusieurs années, on voyait souvent les publicités télévisées se conclure en montrant une zone de recherche avec le nom de l’entreprise, façon page d’accueil de Google, incitant ainsi le téléspectateur à se renseigner davantage sur les produits.
Ces « call to action » subliminaux, comme on dit dans le jargon de la pub, sont appelés « uebu yudo » (web guidance). Aujourd’hui, la nouvelle tendance des annonceurs consiste à augmenter leur nombre de followers sur Twitter. Ce phénomène a été initié par le fabricant de bonbons Pucho, qui a ajouté un tonitruant « Twitter yatteru yo ! » (litt. « nous sommes sur Twitter ! ») à la fin de ses spots télévisés. Et le résultat est au rendez-vous !
Tout le monde a entendu parler des sushi, ce mêt japonais à base de poisson cru mondialement connu et souvent très apprécié. On trouve des restaurants japonais un peu partout en France et dans le monde, et il est complètement inconcevable de voyager au Japon sans y goûter des vrais sushis de chef japonais. Oui mais, connaissez-vous bien tous les types de sushis que l’on pourra vous servir ?
Le nigiri-sushi (握り寿司 – sushi classique) est composé d’une petite portion de riz surmontée d’une tranche de poisson, thon ou saumon cru le plus souvent. On peut également réaliser des nigiri-sushi avec des crevettes (ebi) ou du crabe, voire des oursins ou de l’omelette. Il existe une variante appelée temari-sushi où les morceaux de poissons sont à l’intérieur d’une boule de riz.
Le chirashi-sushi est une salade mêlée de morceaux de poissons crus et de riz vinaigré.
Le maki-sushi (巻き寿司 – sushi roulé), mieux connu dans nos contrés que les deux précédents, consiste en une feuille de nori (algue sechée) enroulée autour d’une garniture de riz, morceaux de poisson et petits légumes, puis coupée en tranches. Selon le diamètre que l’on donne à son maki-sushi en l’enroulant, il porte des noms différents. C’est du maki-sushi que sont également nés les célèbres california rolls, comportant en plus une couche de riz autour de la feuille d’algue.
Le temaki-sushi (手巻き寿司) se rapproche du maki : un mélange de riz, poisson et légumes, servis dans un cornet roulé dans une feuille de nori.
Et nous terminerons avec le oshi-sushi, sushi historique, précurseur de toutes les variantes ci-dessus et très facile à réaliser : dans un moule, on dispose une première couche de riz, puis les ingrédients (poisson, légumes, etc.), une seconde couche de riz et une dernière couche de décoration. On coupe en carrés, et on le déguste sans baguettes !
N’oubliez pas que si vous souhaitez réaliser des sushis chez vous, il vous faut surtout du très bon poissons, très frais, un couteau digne de ce nom et de la poudre aromatique pour le riz (sushi no ko). Les sushis se consomment généralement avec du wasabi et une tasse de thé vert !
Les japonais aiment les choses conventionnelles, propres, et bien rangées. Et c’est souvent dans les lieux publics fréquentés que l’on s’en rend le mieux compte, principalement sur les passages piétons et dans les files d’attente. Les japonais adorent attendre en file indienne. C’en est presque un toc : plus une file d’attente est longue, plus vous avez de chances de voir de nouveau japonais la suivre : nouveau magasin, nouveau restaurant, déstockage, nouveau jeu vidéo, tout est prétexte à faire la queue, et la logique populaire veut que plus la file d’attente est longue, plus le résultat en vaut la chandelle !
En effet, si aucune file d’attente ne se forme devant un snack, les japonais considèreront qu’il fait de la mauvaise nourriture et auront tendance à aller voir ailleurs. La longueur de la file d’attente est directement proportionnelle à la qualité du produit (vraiment, ce n’est pas comme chez nous), et cela ne dérange personne d’attendre plus d’une heure pour déjeuner dans le meilleur restaurant de ramen de Tokyo. Mieux encore, surfant sur les nouvelles technologies, certains établissements annoncent leur temps d’attente en temps réel sur Twitter ou Facebook, comme le célèbre Gundam Café d’Akiba.
Depuis jeudi 29 avril et jusqu’à mercredi 5 mai, c’est la Golden Week au Japon (« semaine dorée », ゴールデンウィーク). La Golden Week est un regroupement de jours fériés qui souvent offrent aux japonais une semaine complète de vacances. Elle tire son nom du fait que c’est la semaine de l’année où les lieux touristiques et services associés (restaurants, transports, hébergements) sont le plus pris d’assaut, engendrant un très bon chiffre d’affaire. Plus précisément, c’est un patron de la Daiei Movie Company qui, en 1951, a remarqué un pic de fréquentation dans ses cinémas et a pour la première fois employé le terme Golden Week.
Beaucoup de japonais profitent de la Golden Week pour partir à l’étranger et fuir la foule et les bouchons qui se créent à cette période. Mais cette année, la Golden Week tombe à cheval sur deux semaines et rend donc difficile les voyages organisés. Elle a commencé jeudi dernier (29 avril) et se terminera mercredi (5 mai) :
29 avril : 昭和 の 日 (Shōwa no Hi), journée de Showa, fête nationale célébrant la naissance de l’ancien Empereur Showa (Hirohito) mort en 1989. A sa mort, cette journée fût renommée « journée verte », puis déplacée au 4 mai il y a 3 ans.
3 mai : 憲法 記念日 (Kenpō Kinenbi), jour de commémoration de la constitution post 2e guerre mondiale de 1947. C’est également la journée des petites filles.
4 mai : みどり の 日 (Midori no Hi), journée verte dédiée à l’environnement et la nature qui jusqu’en 2006 était célébrée en même temps que la journée de Showa. Ce dernier aimait tellement la nature qu’aujourd’hui, en sa mémoire, cette journée verte est célébrée indépendamment de l’anniversaire de feu l’Empereur. Avant d’être déclaré journée verte, le 4 mai était quand même férié, car il existe une loi japonaise disant qu’un jour tombant entre deux jours fériés devient lui aussi férié.
5 mai : 子供 の 日 (Kodomo no Hi), journée des enfants (garçons uniquement) durant laquelle les familles prient pour le succès et la santé de leurs fils. Ces prières se concrétisent par les jeunes garçons jouant avec leurs cerfs-volants typiques en forme de carpe koï ou avec des poupées samurai, symbolisant la force et le succès.
Vous remarquerez que globalement à travers le monde, le début du mois de mai est prétexte à de nombreux jours fériés : 1er mai (fête du travail) et 8 mai (armistice 1945) en France, le 3 mai au Royaume Uni (fermeture des banques), le 3 mai également en Pologne (constitution)… Le retour des beaux jours ! (illustration : l’allée commerçant menant au temple Sensō-ji d’Asakusa en période de Golden Week)
Les beaux jours sont de retour, on dépoussière les barbecues et on prend l’apéro en terrasse ! Je vous avais déjà parlé de l’affection qu’ont les japonais pour la bière dans un article précédent… Aujourd’hui, je vous présente les petits biscuits salés incontournables à consommer en apéritif : les otsumami. Ce nom désigne tous les snacks et biscuits apéritif destinés à être consommés avec de l’alcool, des classiques cacahuètes grillées, fruits secs, edamame… Aux moins abordables poulpes sechés (ika), saucisses de poisson pimenté (hikama), et autres surprises marines déstabilisantes pour les voyageurs occidentaux.
Il existe une variété incroyable de biscuits salés au Japon, que vous pourrez vous procurer à toute heure dans les combini (abréviation de « convience store », désignant les petites superettes de quartier ouvertes 24h/24) ou dans les nombreux distributeurs automatiques à tous les coins de rues fréquentées. Comme toujours, les meilleurs et les plus surprenants ne sont pas exportés, alors profitez-en pour tout goûter quand vous y serez !
Les shows télévisés sont très populaires au Japon. Il en existe de nombreux genres, de nombreuses formes, des plus classiques « talk shows » au plus délirants jeux télévisés tel que Takeshi’s Castle, Sushi TV ou Ninja Warrior, que vous connaissez sûrement si vous regardez les chaînes françaises un tantinet japonisantes (W9 pour le pas la citer).
Parfois étranges, hilarantes et souvent très intéressantes, ces émissions vont souvent l’honneur à des stars et personnalités japonaises. On inviterait par exemple un acteur connu et on lui demandera de lancer un dé géant avec différents gages écrits sur chaque face, comme « racontez-nous une histoire embarrassante sur vous » ou « que pensez-vous de tel homme politique controversé ».
Souvent, les animateurs de ces émissions font tout leur possible pour déstabiliser leurs invités, en tout bien tout honneur, et capturer ainsi leurs réactions souvent amusantes. Dans la vidéo qui suit par exemple, les invités (parmi lesquelles figure Yoon Son-ha, au centre, actrice coréenne très appréciée au Japon) doivent reconnaitre des objets divers sans les voir, avec leurs pieds : ananas, peluches… Jugez plutôt, et si vous arrivez à ne pas rire, bravo !
Ce que j’aime particulièrement avec ce site, c’est d’avoir régulièrement la chance de discuter du Japon avec d’autres fans et passionnés préparant leur voyage, et recherchant des conseils pour le réussir au mieux. Malgré le fait que le Japon soit un pays moderne et industrialisé, il peut être étonnant voire déroutant de se rendre compte à quel point de petites différences culturelles peuvent causer de gros soucis ! Je vous passerai les sempiternelles informations sur le climat, les téléphones portables, les transports et la nourriture… Vous pouvez facilement trouver tout cela sur les nombreux sites qui inondent la toile à ce sujet !
Emmenez de l’argent liquide. Beaucoup. Partez du principe que vous ne pourrez pas en retirer sur place. Comme partout, il existe au Japon de nombreux bureaux de change. Cependant, en changeant vos Euro en Yen avant de partir, vous bénéficierez bien souvent d’un taux plus avantageux que sur place.
Trouver des chaussures au dessus du 44 relève du parcours du combattant au Japon. Si vous avez des grands pieds, prévoyez une paire de rechange !
En cas de problème de santé, partez également du principe que vous ne trouverez pas vos médicaments sur place. Emmenez tout ce qu’il vous faut et prenez une bonne marge sur la quantité. Par exemple, si vous avez un problème de mycose de le peau, assurez vous d´avoir votre traitement pour mycose en quantité suffisante. Il est difficile de trouver les médicaments que nous avons dans nos pharmacies. De même, certains produits d’hygiène (comme les déodorants) peuvent être difficiles à identifier pour quelqu’un qui ne déchiffre pas le japonais. Prenez le temps d’étudier avant d’acheter sur place pour éviter de vous retrouver avec du Durex Play sous les aisselles.
Apprenez un minimum de japonais. Je ne plaisante pas ! Cela vous permettra de trouver facilement des réponses à toutes vos questions sur place. Si vous ne devez acheter qu’un livre sur le sujet et y consacrer un minimum de temps, optez pour « Le japonais de tout suite » de Hidebonu. Simple et court, ce petit guide se base sur la phonétique et vous permettra de vous débrouiller dans de nombreuses situations, comme demander votre chemin ou remercier quelqu’un poliment.
Dernier conseil : ouvrez-vous l’esprit ! Quelles que soient les choses que vous vous attendez à voir et trouver au Japon, les coutumes et étrangetés sur place ne manqueront pas de vous surprendre !