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Voyage au Japon Le Japon et sa culture, voyage, histoire, actualité, tourisme
posté le 09/02/2009
sous Economie par Nicolas "Panda" Koenig
La restructuration est à la hauteur de la dégringolade des bénéfices du constructeur japonais, dont Renault détient 44,4 %. Nissan prévoyait initialement de gagner 2,2 milliards d’euros pour son exercice clos le 31 mars. Finalement il devrait perdre 1,35 milliard. Déjà au troisième trimestre de son exercice (octobre à décembre), le groupe a enregistré une perte d’exploitation de 849 millions d’euros, la première depuis que M. Ghosn dirige l’entreprise. « Les pires scénarios possibles se sont systématiquement réalisés, a-t-il expliqué. Nous devons protéger notre entreprise face à cette situation ». LE MARCHÉ AMÉRICAIN, D’ATOUT, EST DEVENU UN HANDICAP « Cette crise ne va pas durer éternellement », espère M. Ghosn. C’est pourquoi parallèlement aux suppressions de postes, Nissan veut également mettre en place un système de « partage du travail », consistant à réduire les horaires de ses salariés ou instaurer des jours de fermeture dans ses usines. Nissan prévoit également de baisser les rémunérations de ses dirigeants. Ces mesures consistent à réduire de 20 % les dépenses de personnel dans les pays où ces coûts sont le plus élevés. Par ailleurs, alors que l’alliance avec Renault va fêter ses dix ans en mars, Nissan renonce à deux projets d’envergure, qu’il comptait mener à bien avec son partenaire français. Le japonais suspend ainsi sa participation à l’usine de Tanger au Maroc, tandis qu’un autre projet en Inde va être révisé. La crise actuelle est en train de refermer la parenthèse enchantée qu’a connue Nissan sous l’ère Ghosn. Le groupe replonge dans le rouge et licencie à nouveau. Mais les temps ont changé. En arrivant à la tête de l’entreprise en 1999, le PDG avait annoncé 21 000 suppressions de postes, provoquant un grand émoi dans le pays de l’emploi à vie. Dix ans plus tard, le Japon est submergé par une vague de licenciements dans la high tech et dans l’automobile, offrant au plan de Nissan une certaine forme de banalisation.
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