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Voyage au Japon Le Japon et sa culture, voyage, histoire, actualité, tourisme
posté le 17/03/2009
sous Economie par Nicolas "Panda" Koenig
Mais de « la plus profonde des crises » peut naître « la meilleure des opportunités » : « Tant que les choses fonctionnent à peu près, personne ne veut rien changer, mais maintenant que ça ne marche plus, c’est le bon moment » pour réformer le système, a estimé le prix Nobel. « Le système financier doit être entièrement repensé. Il ne fonctionne pas pour le peuple de toute façon ! Pour les riches, oui ! Les grandes entreprises, oui ! Mais pas pour le peuple », a-t-il martelé. Evoquant les financiers américains, il a relevé qu’un « petit nombre de personnes d’un seul pays avaient créé une situation désastreuse pour le monde entier », un paradoxe qui démontre « la fragilité du système » capitaliste actuel. « Les vrais victimes de cette crise sont des gens qui n’y sont pour rien. Ceux sont eux qui vont perdre leurs emplois, revenus et gagne-pain », a-t-il souligné. « Il n’y a pas de plan de sauvetage pour eux ! » M. Yunus a proposé de fonder un nouveau système « basé sur le concret et non pas sur les rêves » de certains professionnels de la finance. Il a donné l’exemple de la Grameen Bank, la banque du micro-crédit qu’il a fondée en 1976 pour financer les projets de villageoises bangladaises n’ayant pas accès aux crédits bancaire habituels. Trente ans après le lancement du concept, les prêts accordés sans conditions de ressources sont remboursés dans 98 % des cas. « L’économie mondiale a aujourd’hui une capacité technologique sans précédent dans l’histoire humaine, mais qui ne sert qu’à faire de l’argent », a déploré M. Yunus. Pas besoin d´avoir suivi des cours de marchés financiers pour penser comme lui. D’après Le Monde.
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