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Voyage au Japon Le Japon et sa culture, voyage, histoire, actualité, tourisme
posté le 03/03/2008
sous Economie par Nicolas "Panda" Koenig
Pour éviter de décapiter la BoJ en pleine crise financière mondiale, le PDJ semblait s’être résigné à accepter la nomination du favori du gouvernement, l’ex vice-ministre des Finances et actuel gouverneur adjoint, Toshiro Muto, malgré de sérieuses réserves quant à son indépendance. D’après les médias nippons, tout était ficelé pour que le gouvernement annonce la nomination de M. Muto fin février, et pour que le parlement entérine ce choix début mars. Mais l’affaire a soudainement tourné au vinaigre. Le président du PDJ, Ichiro Ozawa, a en effet été rendu furieux par un stratagème légal mis en oeuvre dans la nuit de vendredi à samedi par le gouvernement pour faire passer en force, sans nécessité de vote par le Sénat, le budget de l’Etat pour l’année 2008-2009. « Les relations de confiance avec le gouvernement et le camp majoritaire ont été complètement rompues », s’est emporté samedi M. Ozawa. Un autre responsable du PDJ a dans le même temps affirmé que le PDJ était désormais « à 100% » certain de bloquer la nomination de M. Muto. Le Premier ministre Yasuo Fukuda a appelé lundi l’opposition au dialogue pour tenter de trouver une solution. Selon les médias, un compromis pourrait consister à nommer à la tête de la banque centrale l’ancien gouverneur adjoint de la BoJ, Yutaka Yamaguchi, qui a les faveurs du PDJ. Mais la situation demeure extrêmement incertaine. « Il s’agit d’une épreuve de force entre le parti au pouvoir et l’opposition, et il n’existe aucun moyen à ce stade de deviner si la nomination de Muto est effectivement devenue impossible », ou bien si un nouveau revirement est envisageable, estiment dans une note les économistes de Barclays Capital à Tokyo. Le problème est aggravé par le fait que M. Fukui n’est pas le seul dirigeant de la BoJ à partir. Ses deux adjoints, dont M. Muto, voient également leurs mandats de cinq ans expirer le 19 mars, et leur remplacement doit suivre le même processus que pour le gouverneur. Faute de nouvelles nominations, le comité de politique monétaire sera réduit de neuf à six membres, tous issus de l’université ou du secteur privé et sans expérience préalable à la banque centrale ou dans l’administration. « Le comité de politique monétaire continuera à fonctionner, mais il n’est pas certain qu’il se sentira investi de l’autorité suffisante pour changer la politique monétaire en l’absence de ses trois membres de plus haut rang », explique Richard Jerram, économiste chez Macquarie Securities.
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