posté le 03/03/2008
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Le Japon à Lyon : opéra et théâtre au diapasonDu 4 au 16 mars l’opéra se met à l’heure japonaise avec le festival Nô qui célèbre cette forme traditionnelle du théâtre nippon. Et si vous passiez du côté du soleil levant ? Vous prendrez bien un petit peu d’Extrême-Orient ? Nô ? Du 4 au 16 mars, l’opéra « Lady Sarashina » ouvre en fanfare le festiva Nô. Cette création mondiale retrace la vie d’une japonaise du 11ème siècle, femme écrivain de talent qui fut l’auteur d’un classique de la littérature japonaise : « Le Journal de Sarashina ».


L’opéra, dirigé par Peter Eötvös est un voyage au cœur de cette période de haute civilisation. Les paysages japonais qui enlacent le récit d’un amour fugace sont retracés par ces vers : « Dites-lui, ô lune, vous qui vous dirigez vers l’ouest / Que, rêvant à elle, je ne puis dormir ». Second opéra du cycle Nô : « Hanjo » adapté des « Cinq Nô modernes » de Mishima par le compositeur Hosokawa. Hanjo, c’est l’histoire amère d’une jeune démente qui passe ses journées assise sur les bancs d’une gare dans l’attente désespérée d’un amant du passé qui lui a laissé en guise de promesse, son éventail. Un jour pourtant, cet amant reparaît …

Le festival investit aussi le Théâtre des Célestins du 6 au 15 avec « Curlew River ». Benjamin Britten le compositeur adapta cette célèbre pièce du théâtre Nô. Curlew River est le point de passage entre le Royaume de l’Est et celui de l’Ouest. Seule la barque du Passeur fait le lien entre les 2 rives. Dans ce paysage se croisent des pèlerins, une Folle, un enfant agonisant et un homme mauvais. Ce chassé-croisé de personnages induit des errances, des larmes, des prières, des miracles et bien sûr, des chants.

Enfin, le Théâtre de la Renaissance accueille aussi le Nô en ses murs avec « Celui qui dit oui, celui qui dit non » de Bertold Brecht. Le metteur en scène de renom et homme de théâtre découvre en 1921 l’adaptation anglaise de « Vingt Nô ». Fortement inspiré par la culture extrême-orientale, il en fait le matériau initial de sa pièce. Dévidant le fil de la grande coutume du voyage au-delà des montagnes, « Celui qui dit oui, celui qui dit non » brosse 2 tableaux distincts issus d’une même situation : un périlleux voyage conduit un Garçon a approuver ou non une coutume qui condamne à mort celui qui ne peut plus avancer.

Source : Webcity

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