posté le 14/01/2009
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

recherche-emploiEn 2007, la police a décompté 2 207 cas de karoshi (mort par excès de travail) au Japon. Ce chiffre pourrait augmenter avec la crise économique, préviennent les experts. Les cas pourraient bien être plus nombreux que ce que laissent croire les chiffres officiels. Selon un avocat de proches de victimes, Hiroshi Kawahito, moins de 10 % des incidents sont déclarés aux services sociaux, car la longueur des procédures découragent plusieurs proches. La situation s’améliore, cependant : alors que 95 % des demandes d’indemnisation étaient rejetées, il y a 20 ans, « seulement » 58 % l’ont été en 2007.

Par ailleurs, plusieurs travailleurs exténués finissent par se suicider. « Le sujet reste tabou au Japon, les entreprises jugent que la santé mentale des salariés est un problème privé », dit Hajime Urushihara, responsable des conditions de travail à la Confédération syndicale Rengo. Au Japon, le quart des salariés travaillent plus de 50 heures par semaine. À cela s’ajoute le harcèlement moral, l’échec professionnel et les conflits avec les collègues. Le stress s’est renforcé depuis la fin des années 1990, avec la multiplication des emplois précaires. Aujourd’hui, le tiers des emplois sont à temps partiel ou temporaires, au Japon.

Kiroshi Kawahito affirme que la plupart des employeurs ne reconnaissent pas le phénomène. Le ministre du Travail appuie les efforts des industries, qui visent un haut taux de croissance, ce qui nuit directement à la santé des travailleurs. Plusieurs des victimes travaillent plusieurs heures supplémentaires sans être payées pour celles-ci. Elles subissent la pression des pairs et sont emprisonnées dans un vortex du « toujours plus ».

Cette constatation arrive au même moment où un sondage de Léger Marketing révèle que les Québécois sont prêts à en faire plus pour conserver leur emploi. En effet, 42 % des répondants affirment « en donner plus » au travail, et 23 % sont prêts à faire plus d’heures sans demander à être payés en temps supplémentaire. Le sondage a été réalisé au moyen d’un questionnaire administré par Internet auprès d’un échantillon représentatif de 3 209 Québécois âgés de plus de 18 ans, du 29 décembre au 5 janvier. Le sondage comporte une marge d’erreur maximale de plus ou moins 1,7 %, 19 fois sur 20. Source: Les affaires.com

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