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Voyage au Japon Le Japon et sa culture, voyage, histoire, actualité, tourisme
La célèbre estampe « La grande vague de Kanagawa » a été créée par Hokusai en 1830. Une immense vague, avec en arrière plan le sommet enneigé du Mont Fuji, est représentée sur cette oeuvre majeure de l’impression xylographique. L’origine de cet art est chinoise, mais les artistes et artisans japonais se le sont peu à peu approprié. Le Musée d’Ukio-e Japonais, à côté de Nagano, possède l’une des plus grandes collections avec plus de 100 mille estampes, livres et peintures. Initié durant les années 1790 par Sakai Yoshiaki, un riche vendeur de papier et amateur d’art, le musée est maintenant dirigé par son descendant Sakai Nobuo. Ce dernier indique que les impressions étaient habituellement effectuées par une équipe d’artistes, contrairement à la plupart des arts visuels. Les contours étaient réservés aux maîtres de la gravure tandis que les apprentis s’occupaient des blocs de couleur. Ces techniques sont encore pratiquées aujourd’hui par de petits ateliers au Japon. Des artistes comme Takenaka Kenji reproduisent avec attention quelques unes des gravures les plus connues. Une fois le bloc de bois gravé, la peinture est appliquée et le dégradé de couleurs dû à l’étalement au pinceau apparaît. La gravure sur bois est l’étape la plus délicate. Lorsque la couche de peinture est étalée, tous les détails minutieux apparaissent en effet sur l’impression. L’impression xylographique est aussi pratiquée par des artistes non-japonais. L’Américain Daniel Kelly a découvert l’impression xylographique lors d’une visite à Kyoto. Il y a rencontré un imprimeur qui l’a pris comme apprenti. Aujourd’hui, Kelly, qui a vécu à Kyoto pendant plus de 30 ans, a lui-même son propre apprenti au sein de son atelier. Une partie de son travail et de ses techniques sont inspirés par les artistes d’ukiyo-e. Kelly souligne que Van Gogh a été particulièrement influencé par les impressions xylographiques japonaises très colorées. Pour Takenaka Kenji, cet art est un processus collectif. Merci à ces artistes de faire vivre l’impression xylographique et, espérons le, encore pour longtemps. Source : Liu Xinyan, Sha Yi, CCTV
Commentaires
Babatunde le 2 février, 2011 à 19:17 #
Ce paragraphe est très intéressant et enrichissant !
Nicolas "Panda" Koenig le 2 février, 2011 à 19:20 #
Merci !
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