TOKYO (Reuters) – L’économie japonaise a enregistré un recul record de -4% au premier trimestre de 2009, soit la plus forte contraction de son histoire en rythme trimestriel, bien que les économistes s’attendent à une reprise prochaine. La chute est un tout petit moins importante que les 4,2% attendus par les économistes et elle fait suite à une contraction de 3,8% du PIB lors du dernier trimestre de 2008. Le Japon a surtout été pénalisé par la chute de la demande mondiale, entraînant un recul du montant de ses exportations, secteur crucial de l’économie de l’archipel.
En rythme annuel, et après quatre trimestres consécutifs de baisse, la récession japonaise s’établit à 15,2%. A titre de comparaison, l’économie de la zone euro a connu une récession de 2,5% pour le premier trimestre 2009. Cette baisse continue pendant un an a annulé la totalité de la croissance enregistrée entre la mi-2003 et le début 2008. Les observateurs s’attendent toutefois à un rebond timide et fragile au cours des prochains mois, une prévision étayée récemment par l’annonce d’une reprise des exportations et de la production industrielle. « La détérioration de la demande intérieure ne fait que commencer. Mais la demande extérieure a sans doute atteint un plancher au premier trimestre », a déclaré un économiste de Daiwa SMBC.
« Les exportations et la production devraient repartir à la hausse pour le trimestre avril-juin. Je m’attends donc à une croissance positive pour le trimestre en cours », a-t-il ajouté. « Ces résultats démontrent que l’activité de l’économie japonaise s’est fortement ralentie au cours de la seconde moitié de la précédente année fiscale », a déclaré un analyste chez Toyota. « Le marché va maintenir devoir se concentrer sur la manière dont l’économie va pouvoir repartir pour le trimestre avril-juin. Nous nous attendons à une reprise au cours de ce trimestre mais l’une de nos préoccupations est l’impact que l’épidémie de grippe risque d’avoir sur notre économie », a-t-il ajouté.
Version française Pierre Sérisier