posté le 03/03/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Le thé vert, c’est une véritable instituion au Japon. Que dis-je ? C’est un morceau de l’âme de ce pays, qui fait partie de sa culture depuis le 9e siècle avant Jesus Christ. Pour preuve, du nom お茶 (thé – prononcez « o-tcha ») dérive directement le préfixe honorifique « o ». Si vous partez en voyage au Japon, vous ne pourrez pas passer à côté du thé vert de toutes ses variantes : on en trouve partout, du robinet des restaurants à sushi aux aires d’autoroute où il est très souvent gratuit.

Le secret du thé vert réside dans sa culture et sa fabrication. Cultivé principalement sur Kyûshû et Shikoku, il est récolté jusqu’à quatre fois dans l’année. La première récolte au printemps (dite « shincha »), est réputée pour produire le thé le plus raffiné de l’année, plus riche en vitamines et plus doux au goût. Lors de la cueillette, les feuilles sont flétries et roulées, puis chauffées à la vapeur afin d’en neutraliser l’oxydation. Peu oxydé, le thé vert se consomme avec une eau moins chaude que les thés classiques (de 50 à 70°C) et est reconnu pour ses bienfaits :

  • les tanins (anti-oxydants) luttent contre les maladies cardiovasculaires et le cholestérol,
  • les catéchines du thé vert sont reconnues pour diminuer les risques de maladies neuro-dégénératives comme Alzheimer ou Parkinson
  • il joue un rôle de-stressant et relaxant.
  • On associe également au thé vert des vertus de prévention de certains cancers, sans que cela soit prouvé médicalement.

Il existe de très nombreuses variantes à découvrir, qui vous seront servies dans les lieux traditionnels (la plupart des lieux touristiques ne proposent que du « sencha », le thé vert le plus classique représentant 70 à 80% de la production japonaise). Le « genmaicha » par exemple est très original, car préparé avec des grains de riz grillés. Beaucoup de japonais considèrent que le « gyokuro » est le summum du raffinement en matière de thé vert : les plants destinés au « gyokuro » sont mis à l’ombre une vingtaine de jours avant la récolte (avec une bâche généralement) afin d’augmenter la teneur en chlorophylle des feuilles pour leur conférer leur goût d’algue traditionnel. Pour finir, on parlera du « matcha », thé vert préparé sous forme de fine poudre et réservé pour la cérémonie du thé japonaise. Contrairement aux autres thé, le « matcha » n’infuse pas. Il doit être battu dans l’eau.

posté le 23/02/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Si vous prévoyez de voyager au Japon, ne partez pas sans connaitre les quelques formules de politesse utilisées quotidiennement par les japonais. Une des plus importantes concerne le remerciement que l’on exprime à l’égard de son hôte en fin de repas : gochisô sama deshita [ごちそうさまでした], que l’on pourrait traduire par « merci pour ce très bon repas« . Les enfants japonais doivent le dire avant de quitter la table, tout comme nos petites têtes blondes bien élevées qui demanderaient l’autorisation avant de retourner à leurs occupations.

Si votre voyage au Japon s’organise plutôt dans le cadre du travail, sachez qu’en fin de journée, il est bienvenu de dire otsukare sama deshita [おつかれさまでした] à vos collègues. On le traduirait par un « merci d’avoir travaillé dur aujourd’hui, reposez-vous bien« . Cependant, n’oubliez pas que la société japonaise est une société très hiérarchique. Aussi, pour s’adresser à des subalternes inférieurs à son rang, le patron japonais utilisera plutôt gokuro sama deshita [ごくろさまでした].

Plus généralement, n’oubliez pas de demander si vous dérangez lorsque vous entrez dans un bureau ou une maison :  shitsurei shimasu [失礼します]. Invitez les personnes qui vous accompagnent à entrer avec dôzo [どうぞ] (« après vous »). Et lorsqu’on vous remercie, répondez « de rien » : dô itashimashite ! [どういたしまして]

posté le 18/02/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Ces derniers jours, on a entendu beaucoup de buzz à propos de la présence de Totoro, personnage tiré du célèbre « Tonari no Totoro » de Miyazaki (Mon Voisin Totoro), du Studio Ghibli. Et pour cause, la peluche souriante (et niaise, il faut l’avouer) fait une brève apparition à la 47e seconde de la nouvelle bande annonce du prochain Pixar (voir la bande annonce). Après avoir honteusement plagié de nombreux mangas et animés, Disney rendrait-il enfin hommage à l’animation japonaise ?

Lorsque les dessins animés japonais ont commencé leur essor au delà de l’archipel, Disney, pris dans une crise d’identité, s’est senti obligé de « faire mieux » que les japonais. On a vu ainsi arriver régulièrement de pâles copies revues à la sauce occidentale, très largement inspirées des succès tels que Nadia et le Mystère de l’Eau Bleue de Gainax (Atlantis chez Disney) et Jungle Emperor Leo de Osamu Tezuka, qui donna naissance au Roi Lion que nous connaissons tous.

Aujourd’hui, Disney enterre-t-il la hache de guerre affichant ouvertement son affection pour l’animation japonaise ? ;)

悪銭身につかず [akusen mi ni tsukazu] – Le mauvais argent ne reste pas longtemps chez son acquéreur (bien mal acquis ne profite jamais)

posté le 08/02/2010
sous Economie par Nicolas "Panda" Koenig

Les gaijin (étrangers) sont souvent les bienvenus au Japon, y compris dans le monde du travail. Certains emplois leur sont facilement accessibles, en particulier dans les restaurants où les établissements scolaires. Enseigner le français comme seconde langue est une tâche souvent mieux réalisée par un natif que par un japonais. A ce titre, beaucoup de français au Japon ont choisi ce job (il en va de même pour les originaires du Royaume Uni ou des Etats-Unis enseignant l’anglais), ou travaillent dans des services de traduction. C’est un fait, les japonais sont plutôt mauvaise en langues étrangères, et ont besoin d’interprètes, de traducteurs et de correcteurs dès qu’il s’agit de parler anglais ou français.

Il est possible d’obtenir très facilement un visa vacances-travail (working holiday) si vous avez moins de 30 ans, à l’ambassade du Japon. Ce visa est délivré en quelques jours et est valable un an. Il vous permet de travailler au Japon, mais sachez que vos revenus seront taxés à hauteur de 20%. Si vous souhaitez partir en voyage au Japon sur une longue durée, pourquoi ne pas y trouver un job à mi-temps ou plein temps pour financer votre séjour et votre location d'appartement ? Le site recruit.jp pourra vous y aider !

posté le 06/02/2010
sous Actualité par Nicolas "Panda" Koenig

Depuis hier, le festival de la neige de Sapporo est ouvert et durera une semaine, jusqu’au 11 février prochain. Ce festival (Sapporo Yuki Matsuri – さっぽろ雪まつり) fait partie des événements les plus importants de l’hiver au Japon, attirant chaque fois plus de badauds japonais et étrangers. Cette année, plus de deux millions de visiteurs sont attendus. En arpentant le parc Odori, le dome Tsudome ou encore la rue principale de Susukino, ils pourront admirer de superbes oeuvres d’art de toutes tailles, faites de neige et glace.

Douze équipes différentes toutes plus motivées les unes que les autres s’affrontent amicalement, pour remporter le prix du meilleur sculpteur. Cette année, le Yuki Matsuri s’annonce particulièrement exceptionnel à l’occasion de son soixantième anniversaire. C’est en effet en 1950 qu’a eu lieu la première édition de ce festival, lorsque les organisations locales ont décidé de transformer de petites compétitions de sculpture sur neige en un évènement national de grande envergure.

Grâce à l’effet boule de neige, le Sapporo Yuki Matsuri est aujourd’hui un passage immanquable pour tous les voyageurs hivernaux au Japon. Ne la ratez pas si vous avez l’occasion d’y faire un passage ! Et depuis chez vous, pourquoi ne pas en profiter grâce à quelques webcams live ?

笑う門には,福来る [Warau kado niwa fuku kitaru] – Le bonheur va vers ceux qui savent rire !

posté le 31/01/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Rodger Swan était un américain émigré au Japon. Youtubeur actif, il réalisait de courtes vidéos à propos de la vie au Japon et de sa passion pour les films d’horreur japonais. Il est décédé soudainement d’une pancréatite aigüe la semaine dernière, à l’âge de 23 ans. Cette vidéo fût sa dernière création. Un passionné qui s’en va… Repose en paix Rodger.

posté le 29/01/2010
sous Automobile par Nicolas "Panda" Koenig

Entre septembre 2009 et janvier 2010, Toyota a été contraint de rappeler plus de 6 millions de véhicules aux Etats-Unis. La cause ? Un défaut de conception des tapis de sol et de la pédale d’accélérateur, pouvant causer le blocage de cette dernière en position enfoncée. Fâcheux, puisqu’un accident mortel serait déjà déplorer. Depuis plusieurs mois, cette série de rappels entachent la réputation du numéro un mondial de l’automobile, qui a été contraint en début de semaine de retirer huit modèles de la vente aux Etats-Unis et d’en arrêter la production. Les principaux modèles touchés sont les best-sellers du groupe Toyota-Lexus aux Etats-Unis : la Camry, la Corolla et le Rav4.

On estime que ce problème de conception risque de coûter 500 millions d’Euro à Toyota… Par mois, tant qu’il ne sera pas intégralement réglé. L’arrêt de la vente de la production engendrent de nombreuses pertes en terme de chiffre d’affaire, et les coûts liés à la maintenance des 6 millions de véhicules rappelés sont colossaux. Pendant ce temps, la réputation du groupe est en chute libre, et la confiance accordée à Toyota par ses investisseurs se fragilisent : en deux semaines, le titre de Toyota à plongé de 15% à la Bourse de Tokyo. L’agence de notation Fitch Ratings a également fait savoir qu’elle envisageait d’abaisser la note de la dette à long terme du constructeur.

Focalisée sur sa course à la taille jusqu’en 2008 où elle devenait officiellement le premier constructeur mondial, la firme japonaise a peut-être négligé son image de fiabilité légendaire, en augmentant sa production sans forcément mettre en place les contrôles qui s’imposent. Pendant ce temps, la concurrence regagne du terrain, Volkswagen et Hyundai en tête. A noter que pour l’instant les véhicules européens et japonais ne sont pas concernés.