posté le 31/08/2010
sous Actualité par Nicolas "Panda" Koenig

Mi-août, les autorités japonaises ont mis à jour leurs lois relatives au prélèvement d’organes sur les personnes en état de mort cérébrale. Vous allez penser que les japonais avaient 20 ans de retard à ce sujet… Et vous aurez raison. Avant cette nouvelle loi, le prélèvement d’organes était autorisé sur les personnes ayant signé une carte de donneur, mais, il y a un mais, seuls les japonais âgés de plus de 15 ans avaient le droit de posséder une telle carte.

Concrètement, cette restriction était synonyme de peine de mort pour tous les enfants ayant besoin d’une greffe (car on ne transplante un organe que sur une personne approximativement du même âge). Certaines familles japonaises allaient jusqu’à quitter le pays pour se rendre en Europe ou aux Etats-Unis, afin de permettre à leur enfant de bénéficier d’une greffe de coeur ou de rein.

Le Japon est souvent considéré comme en retard par rapport à l’Europe dans le domaine de la sécurité sociale. Nos lois européennes sont vues comme plus modernes par la plupart des japonais. Cette loi marque-t-elle le début d’une mise à niveau ? Pas à pas, Le Japon rattrape son retard…

posté le 19/08/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Un aspect intéressant de la culture japonaise est lié à leur superstitions. Les japonais sont certainement les gens les plus superstitieux de la planète, comparativement à leur avancée technologique. Que cela soit lié au tirage de cartes de tarot qui prédisent l’avenir, ou à la fameuse croyance dictant la personnalité des gens suivant leur groupe sanguin, les japonais ont une manière de penser bien à eux. Les croyances de grands mères sont respectées à la lettre, les plus communes étant :

  • ne vous coupez pas les ongles la nuit ou vos parents vont mourir,
  • n’écrivez jamais le nom d’une personne en rouge où elle mourra (le célèbre manga Death Note s’inspire de cette croyance),
  • ne sifflez pas la nuit où des serpents viendront vous mordre,
  • ne dormez pas avec la tête dirigée vers le Nord.

Vous l’aurez remarqué, la plupart de ses croyances ancestrales gravitent autour de la mort et de la nuit, deux notions qui inspiraient la crainte et le respect, surtout jusqu’à la période d’Edo (1600 à 1868). De ces croyances découlent directement l’admiration qu’ont les japonais pour les phénomènes paranormaux liés aux esprits et fantômes, appelés bakemono.

Les plus célèbres de ces bakemono sont sûrement les mononoke, créature démocratisée en occident par le film du Studio Ghibli « Princesse Mononoke ». Les mononoke sont immatériels, et désignent l’âme d’un défunt revenue hanter un humain par vengeance ou colère. Ils sont symbolisés par des vers démoniaque dans le dessin animé.
Difficile de savoir ce qu’il en est réellement mais une chose est sûre : les japonais sont bien plus sensibles aux événements surnaturels que nous, européens… J’espère que nous auront l’occasion d’en reparler ici-même si j’en ai l’inspiration !

posté le 14/08/2010
sous Automobile par Nicolas "Panda" Koenig

Si vous lisez ce blog régulièrement, vous aurez sans doute remarqué mon affection pour l’automobile japonaise. Je suis un grand amateur de tout ce qui a 4 roues en provenance du pays du soleil levant : les sportives en premier plan bien entendu, mais également leurs berlines luxueuses à la pointe de la technologie et respectueuses de l’environnement. A ce sujet, saviez-vous que les taxis tokyoïtes avaient été élus 5e meilleurs taxi mondiaux (la première place étant sans surprise décernée à Londres) ?

J’ai tout de même été surpris de ce classement, car ayant beaucoup voyagé, j’ai personnellement trouvé que les chauffeurs de taxi de Tokyo étaient de les plus professionnels, polis et serviables. Mais bon, mon amour pour ce pays ne me rend certainement pas objectif ! Leurs voitures sont véritablement irréprochables : elles sont extrêmement propres, et lorsqu’ils attendent des clients, les chauffeurs japonais ne restent pas assis au volant à lire le journal. Non, ils aspirent, polishent et nettoient leur voiture de fond en comble pour la rendre aussi accueillante que possible.

En guide de bienvenue pour les passagers, la porte s’ouvrira automatiquement. Par contre, la plupart des chauffeurs comprennent très peu l’anglais (oubliez complètement le français, ça c’est sûr !) et se faire comprendre ne sera pas toujours facile. De nombreux problèmes peuvent se poser à vous, notamment à cause de la façon chaotique dont sont organisées les villes japonaises (voir un précédent article sur les adresses japonaises). Pour éviter les complications, je ne pourrais que trop vous conseiller d’avoir avec vous l’adresse écrite en japonais avec autant d’indications que possible, ou mieux encore : un plan qui montre votre destination ou un smartphone avec accès à Google Maps. Sinon, dans certains cas, votre malheureux chauffeur pourrait ne jamais réussir à vous amener à bon port !

posté le 03/08/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Lorsque l’on apprend le japonais, le premier mot que l’on découvre souvent pour dire que l’on apprécie quelque chose ou quelqu’un est « suki ». Comme souvent, on ne prononce presque pas le « u » : ce mot sonne donc comme notre mot français « ski ». Je vous passerai donc le traditionnel jeu de mot (en fait non, je ne vous épargne pas !) ski ga suki desu ka ? Aimez-vous le ski ?

La découverte de ce mot « suki » permet souvent d’éveiller l’attention sur une facette complexe de la langue japonaise : un mot peut avoir de nombreuses significations différentes selon son contexte. « Suki » peut ainsi signifier apprécier, comme on apprécie un bon repas ou un hobby, ou aimer, comme on aime une personne- on peut toujours faire des subtilités (il y a aussi un mot pour dire qu'on a "du goût" pour quelqu'un et un mot pour dire l'amour passionnel) mais le plus utilisé, le mot "suki", porte à confusion et doit être utilisé avec circonspection par les célibataires en recherche dans l'archipel ou ailleurs, surtout si la situation n'est pas facilement interprétable… Comme la plupart des verbes japonais, il y a des ambiguïtés, dont les mangaka tirent souvent partie pour créer des mélodrames.

Par exemple, si une charmante demoiselle se retrouver à manger des cookies et lâche un timide « suki desu », elle peut aussi bien communiquer le fait qu’elle apprécie les cookies, ou confesser son amour pour le jeune homme qui se trouve dans la pièce. Si même les japonais s’y perdent, bonjour les malentendus !

posté le 26/07/2010
sous Insolite par Nicolas "Panda" Koenig

Les régions françaises ont une forte culture, et beaucoup aiment à voir leur région comme un petit état à l’intérieur de notre cher pays qu’est la France. Chaque région a ainsi son histoire et ses traditions, sa gastronomie, son dialecte et de nombreuses autres particularités. Mais au Japon, le mot d’ordre est uniformité.

Lorsque l’on voyage au Japon, de la froide et rurale île d’Hokkaido au Nord, à Kyushu au Sud, en passant par l’île principale d’Honshu est ses grandes villes, il y a quelque chose qui est frappant : tout se ressemble. Les villes et villages, les routes, les panneaux, les cabines téléphoniques, les bâtiments publics tels que les écoles ou les mairies… Tout semble suivre le même cahier des charges, la même empreinte, avec pas ou peu de variations entre les régions.

Mais il y a une exception : le climat rigoureux du Nord du Japon requiert certaines adaptations en terme d’architecture, afin de faire face aux importantes chutes de neige spécifiques à cette partie du pays. La plus frappante de ces différences est l’orientation verticale des feux tricolores, qui évite à la neige de s’entasser dessus. Dans le reste du Japon, les feux sont habituellement disposés à l’horizontale, comme sur l’illustration ci-dessus.

posté le 21/07/2010
sous Culture par Nicolas "Panda" Koenig

Le Studio Kilala est une galerie photo sur Internet, créée en 2008 par un passionné du Japon et du Voyage. L’originalité de Studio Kilala réside dans l’idée qu’à eu son auteur de se rapprocher à la fois d’un laboratoire photo et d’un encadreur professionnel, pour proposer la vente vente en ligne de posters et de photographies d’art encadrées à un prix abordable.

A la recherche d’une idée cadeau, d’inspiration pour votre décoration intérieure ou simplement pour le plaisir des yeux ? Je vous invite à découvrir les galeries photos de Studio Kilala.

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posté le 16/07/2010
sous Insolite par Nicolas "Panda" Koenig

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Grâce (ou à cause) des différences de langue et de culture, les japonais sont particulièrement doués pour rendre complexes certaines choses si évidentes chez nous. Ainsi, des mots aussi simples que « oui » et « non » peuvent déjà prêter à confusion. En japonais, « oui » se prononce « haï », mais est également utilisé pour signifier à la personne qui vous parle que vous l’écoutez avec attention (cela s’appelle « aizuchi »).

Pour un étranger, il n’est alors pas rare de penser que votre interlocuteur, qui ne cesse de répéter « haï… haï… » est d’accord avec ce que vous lui dites… Alors que cela peut tout à fait ne pas être le cas ! Le mot « non », quant à lui, se prononce « ii-é ». En pratique, les japonais n’aiment pas utiliser ce mot, synonyme d’avis trop tranché pouvant les impliquer plus que raison. Ils utilisent alors de nombreuses nuances pour dire « non », telles que « sukoshi » ou « chotto » (littérallement « un petit peu »).

Si vous demandez à un japonais s’il aime les cookies que vous venez de cuisinier, plutôt que de vous dire « non je ne les aime pas », il cherchera à contourner ce non en vous répondant « chotto… » – « dommage, ils sont un petit peu… ». Le mot non « iié » est également utilisé pour dire « de rien » lorsque que quelqu’un vous remercie – une façon de souligner à votre interlocuteur qu’il n’a pas à vous remercier pour ce que vous avez fait pour lui.